BANGUI – Dans la nouvelle architecture gouvernementale centrafricaine, certains profils attirent particulièrement l’attention des observateurs politiques et économiques. Parmi eux, celui de Marc Mandaba, désormais considéré comme l’un des visages montants de la technocratie centrafricaine, à la croisée des enjeux financiers, diplomatiques et stratégiques du pays.
Son entrée au sein du gouvernement dirigé par Félix Moloua intervient dans un contexte où les autorités cherchent à accélérer les réformes économiques tout en rassurant les partenaires internationaux sur la capacité de la République centrafricaine à conduire sa transformation structurelle.
Avant son arrivée dans les sphères gouvernementales, Marc Mandaba s’était déjà imposé dans les milieux économiques à travers ses activités au sein de SCI Capital, une structure spécialisée dans l’ingénierie financière et l’accompagnement des politiques publiques de développement.
À ce poste, il a participé à plusieurs réflexions stratégiques liées à la mobilisation des investissements et à la structuration des grands projets économiques. Son nom reste notamment associé au Plan National de Développement 2024-2028, vaste programme estimé à plus de 3 000 milliards de FCFA destiné à soutenir la reconstruction économique et la modernisation du pays.
Pour plusieurs analystes, son profil tranche avec celui des responsables politiques traditionnels. Marc Mandaba appartient davantage à une génération de cadres spécialisés dans les mécanismes financiers, la gestion des investissements et les relations avec les bailleurs internationaux.
Au fil des dernières années, le technocrate centrafricain s’est également illustré dans les espaces de dialogue entre Bangui et les partenaires internationaux. En tant que point focal du Caucus pour la RCA, il a contribué à rapprocher les autorités centrafricaines des investisseurs privés et des partenaires techniques et financiers.
Cette plateforme joue un rôle stratégique dans les efforts du gouvernement visant à améliorer l’attractivité économique du pays et à promouvoir une nouvelle image de la République centrafricaine sur la scène internationale.
Dans un environnement marqué par les défis sécuritaires et les besoins massifs en reconstruction, cette diplomatie économique apparaît aujourd’hui comme un levier central de la stratégie gouvernementale.
La nomination de Marc Mandaba au sein du gouvernement Moloua III est interprétée par certains observateurs comme le signe d’une volonté du pouvoir de renforcer la place des technocrates dans la conduite des politiques publiques.
À travers ce choix, les autorités semblent vouloir privilégier des profils capables de dialoguer avec les institutions financières, de structurer des projets d’investissement complexes et de répondre aux exigences des partenaires internationaux en matière de gouvernance économique.
Cette orientation intervient alors que plusieurs projets structurants sont en cours dans les secteurs de l’énergie, des infrastructures et du développement local.
Au-delà de ses fonctions officielles, Marc Mandaba incarne pour certains acteurs économiques l’émergence d’une nouvelle génération de décideurs centrafricains davantage tournés vers la performance, la crédibilité financière et l’ouverture internationale.
Dans les milieux économiques de Bangui, beaucoup estiment désormais que la réussite des réformes engagées dépendra largement de la capacité du pays à s’appuyer sur des compétences techniques capables de transformer les ambitions politiques en projets concrets et financés.
Et dans cette nouvelle dynamique, Marc Mandaba semble progressivement s’imposer comme l’un des hommes clés de la diplomatie économique centrafricaine.

