Bangui, 6 mai. Troisième coup d’arrêt pour Anicet-Georges Dologuélé. L’ancien Premier ministre a été interpellé ce mardi à l’aéroport Bangui-Mpoko alors qu’il s’apprêtait à voyager. Son passeport a été confisqué sans notification officielle.
Son parti, l’URCA, parle d’une « entrave politique illégale » et annonce une saisine de la justice. « Aucune décision de justice ne justifie cette interdiction », rappelle Me Gisèle Bedan, avocate de l’opposant.

Côté international, les premières réactions tombent. Le bureau des Nations Unies en Centrafrique a rappelé « l’importance de garantir la liberté de circulation de tous les acteurs politiques ». L’Union européenne, par la voix de sa délégation à Bangui, s’est dite « préoccupée » et demande « des clarifications rapides aux autorités ».
Le gouvernement centrafricain n’a toujours pas communiqué. Dologuélé, 69 ans, a pu regagner son domicile en fin de journée. C’est la troisième fois depuis novembre 2023 qu’il est empêché de quitter le pays.

