La République centrafricaine et le Fonds monétaire international ont réaffirmé la solidité de leur partenariat stratégique à l’occasion des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI, tenues du 13 au 18 avril 2026 à Washington.
En marge de ces assises internationales, une rencontre de haut niveau s’est tenue entre les autorités centrafricaines et la mission du FMI en charge du suivi macroéconomique du pays. Les échanges ont été conduits par Nazim Belhocine, en présence du ministre des Finances et du Budget, Hervé Ndoba, ainsi que de plusieurs hauts responsables économiques et financiers.
Des discussions centrées sur les défis économiques actuels
Au cœur des discussions figuraient les perspectives macroéconomiques de la Centrafrique, notamment la révision des prévisions de croissance en tenant compte des répercussions de la crise au Moyen-Orient. Les participants ont également analysé la situation des finances publiques à l’issue du premier trimestre 2026, ainsi que la question cruciale de la soutenabilité de la dette.
Dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes, les risques liés au financement du déficit budgétaire ont également été examinés. Les échanges ont mis en évidence l’impact potentiel des tensions géopolitiques sur la croissance économique et l’inflation, appelant à une vigilance accrue.
La nécessité de réformes structurelles
Face à ces défis, les deux parties ont souligné l’importance de poursuivre les réformes économiques, en particulier dans des secteurs stratégiques comme celui des hydrocarbures. L’objectif est de renforcer la résilience de l’économie centrafricaine face aux chocs extérieurs et de soutenir une croissance durable.
Les représentants du FMI ont réaffirmé leur engagement à accompagner la Centrafrique dans la mobilisation de ressources financières auprès des partenaires internationaux, afin de consolider la stabilité macroéconomique du pays.
Un engagement politique affirmé
De son côté, le ministre Hervé Ndoba a assuré que les plus hautes autorités de l’État, notamment le Président de la République, restent déterminées à renforcer la coopération avec le FMI. Il a indiqué que des réflexions sont en cours, sous l’impulsion du gouvernement, pour évaluer précisément l’impact de la crise internationale sur l’économie nationale.
Parmi les mesures envisagées figurent la rationalisation des dépenses publiques, la stimulation des investissements, notamment dans le secteur minier, ainsi que le renforcement de la fiscalité des opérateurs économiques.
Vers une économie plus résiliente
Cette rencontre illustre la volonté du gouvernement centrafricain de poursuivre ses efforts de réforme et de diversification économique. Dans un environnement mondial instable, la coopération avec le FMI apparaît plus que jamais essentielle pour garantir la stabilité économique, favoriser la croissance et protéger les populations les plus vulnérables.
À travers ce partenariat renforcé, la République centrafricaine entend poser les bases d’un développement durable et inclusif, malgré les défis posés par la conjoncture internationale.

