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Centrafrique : le secteur privé veut faire entendre sa voix lors des assises nationales du GICA

Centrafrique : le secteur privé veut faire entendre sa voix lors des assises nationales du GICA

À quelques jours des assises nationales du secteur privé prévues les 28 et 29 mai à Bangui, Gilles Potolot a détaillé les ambitions de cette rencontre initiée par le Groupement interprofessionnel de Centrafrique. Objectif affiché : réunir l’ensemble des acteurs économiques autour des grandes réformes structurelles capables d’améliorer durablement le climat des affaires en République centrafricaine.

Selon Gilles Potolot, ces assises constituent une plateforme de dialogue destinée à identifier les principales difficultés auxquelles les entreprises centrafricaines restent confrontées et à proposer des solutions concrètes pour renforcer la compétitivité du secteur privé.

Une démarche inclusive du secteur privé

Le responsable du GICA a insisté sur le caractère inclusif de l’initiative. Plusieurs organisations professionnelles ont été associées aux consultations préparatoires, notamment Union Nationale du Patronat Centrafricain, la CPMEC, ainsi que diverses associations de commerçants, d’artisans, de transporteurs et de bouchers.

Des missions de collecte de données ont été menées afin de recenser les préoccupations prioritaires des opérateurs économiques sur l’ensemble du territoire.

« Le GICA n’est qu’une composante du secteur privé centrafricain. Nous avons voulu une démarche ouverte et participative », a expliqué Gilles Potolot.

Le projet iCompete au cœur des réformes

Ces assises s’inscrivent dans le cadre du projet iCompete, financé par la Banque mondiale. Ce programme vise à promouvoir l’emploi et à renforcer la compétitivité des entreprises centrafricaines, en particulier les petites et moyennes entreprises considérées comme des moteurs essentiels de croissance.

Le GICA figure parmi les 14 partenaires de mise en œuvre du projet, aux côtés notamment de la Chambre de commerce, de la Commission nationale des investissements et du Cadre mixte de concertation pour l’amélioration du climat des affaires.

Pour Gilles Potolot, l’organisation de ces assises représente l’une des activités majeures du programme avant la fin de sa première phase prévue en décembre 2026.

Des réformes attendues pour relancer l’économie

Les organisateurs espèrent faire émerger au moins trois grandes réformes structurelles susceptibles d’avoir un impact concret sur l’économie nationale et l’attractivité des investissements.

Les pouvoirs publics prendront également part aux travaux, aux côtés des partenaires techniques et financiers, parmi lesquels la Banque mondiale, l’Agence française de développement, l’Union européenne et la Banque africaine de développement.

Le GICA affirme vouloir jouer pleinement son rôle de force de propositions auprès des autorités. Plusieurs mémorandums contenant des recommandations économiques ont déjà été transmis au gouvernement.

Accès au financement et formation professionnelle au menu

Quatre panels sont prévus durant les deux journées de travaux. Parmi les thématiques prioritaires figurent l’accès au financement des entreprises et la formation professionnelle.

Selon Gilles Fotolo, l’accès aux financements demeure l’un des principaux freins au développement des entreprises centrafricaines, tandis que les insuffisances en matière de formation obligent souvent les entreprises à assurer elles-mêmes la qualification de leur personnel.

« Ces assises sont organisées avant tout pour permettre aux entrepreneurs de faire entendre leurs préoccupations », a déclaré le responsable du GICA.

À travers cette initiative, les acteurs du secteur privé espèrent désormais ouvrir une nouvelle étape du dialogue économique entre l’État, les entreprises et les partenaires internationaux afin de renforcer les bases de la relance économique centrafricaine.

editor

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