Invisible pour le grand public, mais incontournable pour les économies d’Afrique centrale. Le Bureau d’Affrètement Routier Centrafricain #BARC installé à Douala est l’un des maillons les plus stratégiques du commerce entre le Cameroun et la République Centrafricaine.

Créé pour réguler le post-acheminement des marchandises en zone CEMAC, le BARC est une société d’économie mixte. L’État centrafricain en est actionnaire minoritaire, aux côtés des transporteurs et transitaires de RCA qui détiennent la majorité des parts.
Sur le corridor Douala-Bangui, long de 1 500 km, le BARC travaille en tandem avec le #BGFT – Bureau de Gestion du Fret Terrestre camerounais. Les deux organismes assurent conjointement la répartition du fret à destination ou en provenance de la RCA. Aucun camion ne quitte le port de Douala pour Bangui sans la lettre de voiture délivrée par le BARC.

Depuis environ un an, l’agence de Douala est dirigée par OUSTA ZAKARIA, présenté comme un modèle d’excellence managériale. Son mode de gestion, basé sur l’implication de tout le personnel, a déjà des effets visibles :
– Mobilisation accrue des recettes
– *Modernisation du cadre de travail et de la logistique
– Sécurité et rapidité renforcées pour les livraisons, ce qui restaure la confiance des partenaires nationaux et internationaux
L’objectif : faire du BARC un “outil clé incontournable pour l’économie centrafricaine”.
Le BARC joue un rôle de régulateur économique vital. Dans un contexte marqué par la crise centrafricaine, le post-acheminement des marchandises vers Bangui reste un défi logistique et sécuritaire majeur.

Entre réformes internes et pression géopolitique, le BARC de Douala confirme son statut de porte d’entrée économique de la Centrafrique. Son efficacité conditionne directement l’approvisionnement de Bangui et la compétitivité du corridor Douala-Bangui.

